A un blog, comme à une longue amitié.
Un beau matin, j’arrivai à st Sernin, lycée public d’enseignement général, pour y faire ma première littéraire option musique.
Chacun son truc après tout.
Je me retrouvai donc dans une classe de 23 élèves se connaissant tous, étranger ( hum… presque ), et perdu. Tout ce que je savais, c’est qu’un certain Cédric Capdevielle était dans cette classe et que je devais partager sa chambre à l’internat.
Et voici que pendant la récréation, un type vient me voir, me serre la main et me dit “Salut, moi c’est Cédric, on est dans la même chambre et je connais le syndrome du nouveau, donc je te propose de venir avec nous. ” Et il m’a intégré dans St sernin.
Quant à Morgan, je ne sais pas vraiment. Il me semble que l’internat n’est pas concevable sans lui. Et je sais aussi qu’il y a trois mois, j’ai découvert que la vision que j’avais de lui était aussi superficielle que… disons l’autorité de Mme Cestac sur notre groupe, et qu’il n’avait rien à voir avec. Et il y a une demie heure, j’ai lu son texte sur Noël, et je me suis dit que vraiment, j’avais intérêt à me dépécher de le rencontrer.
Terminons par le cas Yannick. Je me rappelle du gars qui envahissait ma chambre en permanence l’an dernier, pour justifier que l’espagnol et aux deux tiers composé de mots arabes. Je me rappelle du gars qui à 15ans voulait changer le monde, et a réussi en un an à faire plus choses que je n’en ai faites en presque 18.
Et puis je me rappelle aussi que tu m’as fait peur, que tu m’as blessé plus que beaucoup d’autres, mais que c’est que je préfère chez toi, que je ne t’en aime que plus, et que de toute façon chaque fois que tu le fais ça me secoue les puces.
Et je sais aussi que quand je suis mesquin avec lui c’est parce que c’est la personne en qui j’ai le plus confiance que je connais, et parce que je rencontrerai jamais deux Kenzi dans ma vie et que j’ai trop peur de le perdre.
Hé les gars, je vous aime.
( profitez-en bien, je suis pas tous les jours aussi démago… )
Joris